Retour de l’optimisme chez les CGPI
Par Khadi Diallo • 17 sept, 2009 • Catégorie: investir •La confiance est de retour chez les CGPI. Après une inévitable année de morosité suite à la crise, les conseillers en gestion de patrimoine indépendants affichent un optimisme et des ambitions à la hausse. C’est en tout cas ce que laisse penser un sondage mené par Cardif, la filiale assurance-vie de BNP Paribas, et TNS Sofres auprès de 500 CGPI.
Ainsi, environ 80 % des sondés se déclarent fondamentalement optimistes quant à l’avenir de leur profession. C’est un point des plus positifs, surtout lorsqu’on sait la terrible concurrence que se livrent les banques, les courtiers et les CGPI eux même sur ce secteur. Cet optimisme reste néanmoins tempéré par une pointe de réalisme : 43 % seulement des conseillers interrogés estiment leur situation au moins aussi bonne que l’année d’avant. En 2007 cette opinion était partagée par 9 CGPI sur 10.
Dans le même temps, les statistiques dénotent sans ambages d’un net ralentissement de la croissance de l’activité. En 2008, seuls 16 % des cabinets de conseils ont procédé à de nouvelles embauches. C’est 10 % de moins qu’un an auparavant. Pire, le chiffre d’affaires est lui aussi en berne, et pas qu’un peu. En moyenne, le volume de collecte a cédé près de 10 %, passant à 3,2 millions d’euros par CGPI. Normal, diront certains, dans la mesure où l’assurance-vie et l’épargne pèsent pour près de la moitié dans la masse des produits distribués et que le volume d’assurance-vie a enregistré un retrait de 25 % en 2008.
Malgré tout, près de 50 % des sondés anticipent un prochain retour à la hausse de leur chiffre d’affaires, notamment grâce à une politique de diversification et de conquêtes de nouveaux marchés. L’introduction de produits comme l’assurance homme clef ou la prise d’honoraires sur des services tels que la négociation immobilière et le suivi patrimonial devraient y contribuer.
Généralement réservés à une clientèle très fortunée, les CGPI pourraient désormais commencer à ratisser plus large en incluant les « petits » patrimoines de 50 000 euros et plus. Des restructurations sont aussi à prévoir dans le secteur. Crise oblige, les plus grands vont « avaler » les plus petits. Pour preuve, la volonté affichée par 44 % des sondés de procéder au rachat d’un autre cabinet dans les 5 ans qui viennent. Il y a deux ans, ils étaient à peine 34 %…
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