Christine Lagarde dit non à la suppression du crédit revolving.
Par Jean Julien • 20 oct, 2009 • Catégorie: Crédit consommation •« Je ne veux pas supprimer le crédit renouvelable. Je veux que le crédit renouvelable soit un crédit responsable ». C’est en ces termes que la ministre de l’Économie a clarifié sa position par rapport à une demande d’interdiction lancée par la minorité socialiste. Christine Lagarde s’exprimait ainsi à l’occasion d’une conférence de presse tenue, ironie du sort, à la commission du surendettement de Seine-Saint-Denis, dont le crédit renouvelable est un des principaux pourvoyeurs de dossiers.
Le fait qu’un nombre croissant de ménages recourt aux « revolving » pour survivre, une aberration étant donné les taux presque usuraires qui y sont appliqués (20 % en moyenne), n’a donc pas pesé lourd par rapport aux enjeux financiers. La grande distribution et les sociétés de vente par correspondance réalisent en effet une part non négligeable de leur chiffre d’affaires (jusqu’à 40 % pour les « VPC »…) grâce à des crédits conso dont beaucoup sont renouvelables.
Pour le « responsabiliser », le projet de loi actuel prévoit l’obligation d’inclure dans les remboursements du crédit renouvelable une partie d’amortissement du capital ainsi que celle de proposer aux particuliers un prêt classique pour tous les achats supérieurs à 1 000 euros. En parallèle, les établissements prêteurs devront effectuer un contrôle resserré de la solvabilité de leurs clients en consultant le fichier national des incidents de paiement et en remplissant avec eux une fiche récapitulative des prêts en cours.
Le PS, conscient de l’extrême improbabilité d’aboutissement de sa proposition, est tout de même allé jusqu’au bout de sa logique et a soumis cette dernière aux débats à l’Assemblée jeudi dernier.
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